LE MOTEUR ASYNCHRONE MONOPHASE

 

C'est un moteur de type bi-vitesse avec un condensateur de démarrage.

Le stator a deux enroulements distincts. C'est pour cette raison qu'on entend parfois les techniciens en électroménager parler du moteur de lavage et du moteur d'essorage En fait, il y a deux moteurs dans la même carcasse .

 

Ce type de moteur a besoin d'un condensateur pour démarrer. On peut trouver un condensateur commun aux deux vitesses ou deux condensateurs (un pour chaque vitesse).

 

Ces moteurs sont appelés 2-12, 2-14 ou 2-16 pôles.

L'enroulement d'essorage comporte deux pôles, celui de lavage 12, 14 ou 16 pôles.

Le nombre de paire(s) de pôles P détermine la vitesse V de rotation du moteur suivant la formule suivante :

 

V(tr/s) = F : P    Petit rappel : F = fréquence = 50 Hz

 

EXEMPLE : en essorage  V = 50 : 1 = 50 tr/s = 3000 tr/mn

 

N.B. Ceci est la vitesse théorique du moteur. A cause du phénomène de glissement, le moteur n'atteindra jamais cette vitesse.

 

Bien sûr, le tambour de la machine tourne environ dix fois moins vite car le diamètre de sa poulie est beaucoup plus grand que celui de la poulie du moteur. C'est le principe de la démultiplication.

 

*   Contrôle du moteur asynchrone

 

Ce contrôle se fait à l'Wm, HORS TENSION, bornier débranché. Il suffit dans un premier temps de vérifier que les enroulements ne sont pas coupés. Les valeurs trouvées sont de l'ordre de quelques dizaines d'ohms. Etant donné la grande diversité dans le câblage de ces moteurs, il nous est impossible de vous donner un tableau de mesure. Pour connaître précisément ces valeurs et le repérage des enroulements, il faudra vous aider du schéma électrique de votre machine.

 

Voici un extrait de schéma où l'on peut retrouver le câblage du moteur.

 


 

 

Deuxième chose, il faut vérifier que votre moteur n'a pas de fuite à la masse, donc à la terre (cas d'un appareil qui fait disjoncter).

Ce second contrôle se fait toujours à l'Wm, sur un gros calibre (20 MW).

Il suffit de mettre une pointe de touche sur la carcasse métallique du moteur et de promener l'autre pointe sur chacune des cosses du bornier : votre contrôleur ne doit pas vous indiquer la moindre résistance.

ATTENTION : ne mettez pas vos doigts sur la partie métallique des pointes de touches : la résistance de votre corps fausserait la mesure.

 

LES ENROULEMENTS DU MOTEUR NE DOIVENT JAMAIS ETRE EN CONTACT ELECTRIQUE AVEC LA CARCASSE METALLIQUE.

 

Ceci est valable pour tous les organes traversés par un courant électrique et qui comportent des parties externes en métal : thermoplongeur, électrovanne, thermostat, pompe de vidange, etc.…

 

 

LE CONDENSATEUR DE DEMARRAGE  CD ou C

 

 

 

 

 

 

 

Représentation

électrique d'un condensateur de démarrage

 

 

Le condensateur de démarrage est un objet de forme cylindrique de 2 à 4 cm de diamètre et de 5 à 15 cm de long. Il peut être en métal ou en plastique. Il comporte deux cosses, souvent doubles : on voit donc  quatre cosses (2 x 2).

 

ATTENTION : un condensateur emmagasine des charges électriques. Même si l'appareil est débranché, il peut rester de l'énergie dans le condensateur. Avant toute manipulation sur le condensateur, déchargez-le en court-circuitant ses deux cosses à l'aide de la lame d'un tournevis. Bien sûr, lors de cette opération de décharge, l'appareil est arrêté et débranché.

 

La valeur des condensateurs (ou capacités) s'exprime en FARAD, symbole F.

Mais cette unité étant très grande, on lui préfère des sous multiples. En électroménager, on utilise le micro-farad (µF) qui est un million de fois plus petit que le farad. Les condensateurs de MAL ont une valeur comprise entre 5 et 60 µF.

 

1 000 000 µF =  1 F

 

*   Contrôle d'un condensateur

 

Comme la plupart des contrôles, on travaille en Wm, calibre 2 MW. On met les pointes de touche sur les cosses du condensateur, celui-ci étant débranché et déchargé. L'afficheur du contrôleur va descendre à zéro puis aller à l'infini (très grande résistance : le condensateur s'est chargé à la tension de la pile du contrôleur). Ensuite on inverse les pointes de touche (le condensateur va se décharger) : l'afficheur va indiquer tout d'abord une "résistance négative" pour atteindre progressivement le zéro et repartir en "résistance positive" jusqu'à l'infini.

Si votre condensateur réagit ainsi, il est très certainement bon.

 

Un bon condensateur ne doit pas opposer la moindre résistance au passage du courant alternatif, sinon il chaufferait. D'ailleurs, si un condensateur chauffe lors de sa mise sous tension, vous pouvez être sûr qu'il est défectueux. De même, un condensateur qui a gonflé ou qui a coulé est mort.

 

 

UN CONDENSATEUR NE DOIT JAMAIS CHAUFFER

 

 

Vous terminerez votre contrôle en vérifiant que votre condensateur, s'il est métallique, n'est pas en fuite, électriquement parlant (pratiquez la même méthode que citée plus haut pour le moteur.)

 

Les condensateurs des machines à laver sont électrochimiques. Ils contiennent une électrolyse qui peut se répandre si l'enveloppe extérieure est fendue. Dans ce cas, le condensateur est à changer.

 

La valeur du condensateur est inscrite en clair (en toutes lettres) sur celui-ci. Pour le remplacer, il vous suffira de trouver un autre condensateur ayant la même valeur, ou une valeur proche. Un condensateur de 15 µF peut être remplacé par un de 18 µF.

Comme nous travaillons en courant alternatif, il n'y a pas de sens de branchement. Par contre, prenez obligatoirement un condensateur dont les tensions de service et d'essai sont égales (ou supérieures) à celles de la pièce remplacée. Ces tensions sont aussi notées sur le condensateur.

 

N.B. En électronique, les condensateurs chimiques sont polarisés et  possèdent un moins (-) et un plus (+). Le sens de montage doit être impérativement respecter.

 

ATTENTION : si la tension de service est trop faible ou si les polarités ne sont pas respectées (condensateur polarisé utilisé en électronique), le condensateur éclate comme un pétard et projette son enveloppe métallique, causant un réel danger.

 


 

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